La compagnie

L’association La Mondiale générale est née en novembre 2012 sur l’impulsion de quatre individus. Un technicien : Timothé Van Der Steen, un artiste : Alexandre Denis, une administratrice : Pernette Bénard, une chargée de production : Mélanie Vadet.
Une équipe toute neuve mais des parcours de vie entremêlés depuis au moins 10 ans. Le projet était tout de suite clair et mature, nous avions l’objectif de construire quelque chose qui nous dépassait individuellement. La Mondiale générale n’a pas été pensée comme une compagnie type, sur l’impulsion d’un artiste créateur, qui s’entoure d’une équipe administrative et technique, au service de ses idées. Mais comme une structure accueillante, pour les humains et leurs projets. Un espace morale ou chacun est le garant de l’autre.

Nos créations s’articulent autour du cirque d’abord, mais aussi de manière transversale autour des arts plastiques, du théâtre acrobatique, de la création sonore. Un travail sur les différents rapports physiques et émotionnels liés à l’équilibre allant vers des propositions les moins impératives possibles. Le but étant de mettre « celui qui regarde » au cœur de nos préoccupations. En partant de constats simples et pragmatiques, nous avons mis nos corps en situation, sans recherche de dénouements. La proposition doit venir de nous mais la résolution est faite ensemble.

Depuis 2012, nous avons créé et diffusé le projet Braquemard qui se compose de 3 spectacles : un numéro : l’Escalier (créé en juillet 2012), une forme courte : Braquemard #1 (créée en Février 2013), et une forme longue : Le Braquemard du pendu (créée en janvier 2014). À l’automne 2015, sont aussi imaginées des performances/installations pour des galeries et centres d’arts (Magasin de jouets à Arles et au Palais de Tokyo à Paris).
En 2017, 2 nouvelles formes voient le jour dans le projet Sabordage (Sabordage ! forme courte créée en janvier 2017 et Le gros sabordage, forme longue créée en octobre 2017), avec une équipe élargie, de nouvelles matières artistiques et des obsessions toujours présentes. En 2018, raccordée au projet Sabordage, une performance nait : Tout le monde aime les super-héros (commande de Lieux Publics, dans le cadre de Sirène et Midinet).
Enfin en 2019, le projet Refuge démarre sans s’en rendre compte avec Futiles perspectives (commande du Théâtre de La Passerelle – Scène Nationale de Gap, dans le cadre des Curieux de nature).

Au sein de La Mondiale générale, nous créons par projet.
Projet Braquemard, puis projet Sabordage et aujourd’hui projet Refuge.

C’est un processus qui s’appuie principalement sur une équipe et des grands thèmes de création. Puis nous en recherchons toutes les émanations, sans les hiérarchiser, et nous établissons un cahier des charges pour chacune.
Cela nous permet de structurer ces « tranches de vie » durant lesquelles nous nous obsèderons sur des matériaux, des thèmes, des intuitions, avec les mêmes personnes. On cultive la vibration entre les êtres humains, qui ne se met en place et ne s’accorde que si on en prend le temps et qu’on la soigne particulièrement.
L’équipe, c’est la base, la ressource, la matière première. On met un soin très particulier à ne jamais l’oublier. S’appuyer très fort sur « qui » fabrique est la source de toutes nos productions.

Nous sommes tous au service d’un projet qui nous dépasse en tant qu’individu mais le projet est aussi au service de ce collectif et de la solidarité que cela induit. Et si tous les égos sont d’accord avec ça, alors on gagne en sérénité et on se permet d’aller chercher dans des zones d’inconfort extrême parce qu’on a confiance dans l’équipe sur laquelle on s’appuie tous.

Après « qui ? » vient pour nous la question du « comment ? ». Ou ce qu’on appelle Cahier des charges, qui sera lié à une émanation et pas au projet dans son ensemble. Chaque émanation a son propre cahier des charges. Il est parfois même la première pierre. Le point de départ change, ce qui nous permet d’aborder chaque création d’un même projet avec un angle nouveau et très nourrissant.

Et finalement le « quoi ? » devient la plupart du temps une succession d’évidences. Il s’appuie sur les sensibilités des individus et sur nos obsessions. Les thèmes présents dans toutes les formes créées avec La Mondiale générale restent :
L’extrême bêtise de l’H(h)omme, sa propension à s’autodétruire ainsi que tout ce qui l’entoure, la beauté de l’inter-solidarité, la force graphique des corps et des objets, l’éloge de la lenteur et l’absurdité de nos existences.

Suite à notre implantation Arlésienne, nous avons intégré Archeomed®, installé depuis janvier 2015 dans le quartier de Gimeaux et aménagé sur un bâti de plus de 2000m2. Ce lieu propose des espaces de travail partagés et outils mutualisés à l’ensemble des filières Culture & Patrimoines du Pays d’Arles et de la région.
Un espace pour créer, pour réaliser, pour ranger, stocker, entretenir ces matières que nous massons au fur et à mesure.  Nous avons eu besoin d’un espace. Une boîte pour nos outils. Et pour en inventer d’autres, librement. Autonomes. Aujourd’hui cet atelier est un espace de laboratoire technique ou l’on préfigure et fabrique nos idées et  aussi, ouvert à d’autre projet que les nôtres. Pour la manufacture ou l’expertise.
Nous l’avons équipé et organisé. Il évolue encore en fonction des nouvelles utilisations et là aussi, cela reste un champ de recherche permanent.

L'équipe

Alexandre Denis
Alexandre DENIS

Acteur/acrobate, directeur artistique, cofondateur de La Mondiale générale

Timothé VAN DER STEEN
Timothé VAN DER STEEN

Régisseur général, acteur/acrobate, cofondateur de La Mondiale générale.

Mélanie VADET
Mélanie VADET

Chargée de production, de diffusion et de développement, cofondatrice de La Mondiale générale.